
Une taxe européenne sur les transactions financières est en cours de finalisation et sera présentée début octobre au plus tard, a expliqué jeudi le commissaire européen à la Fiscalité, qui s’est défendu d’ajouter un élément de stress aux marchés financiers.
La taxe, qui a été critiquée par le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et d’autres responsables européens car elle pourrait provoquer une fuite des capitaux au moment où l’Europe traverse une nouvelle période de turbulences financières, pourrait s’avérer difficile à mettre en oeuvre.
Les équipes du commissaire à la Fiscalité Aldirgas Semeta ont planché cet l’été sur une formule permettant d’éviter une délocalisation des transactions dans d’autres centres financiers. Le commissaire rejette l’argument voulant que les banques ne sont pas en situation de s’acquitter d’une telle taxe.
« Les banques sont à même de payer d’énormes bonus, malgré les difficultés, et leurs dirigeants reçoivent d’énormes récompenses », a-t-il dit jeudi à des journalistes.
« Il est clair que personne n’aime être taxé, mais je ne crois pas que cela soit le mauvais moment. La taxe devrait être présentée d’ici début octobre. »
Celle-ci pourrait consister en une taxe de 0,1% sur les échanges d’actions et d’obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés.
Moneyweek.fr
